mercredi 13 octobre 2010

Journal de bord 2

Durant ma fin de semaine, j’ai eu la chance de mélanger maquillage et sociologie. J’ai été bénévole pour le défilé de mode pour les rêves de Monique. J’ai maquillé de nombreuses personnes et j’ai eu le temps de penser. Pendant que je manipulais mon pinceau, j’ai pensé à la vraie raison de mon action ainsi  qu’à celle  des personnes qui m’entouraient.  Pour vous situer, les rêves de Monique est une fondation qui fait des levés de fonds de divers façons pour le cancer du sein.
 Parlons un peu plus en profondeur du cancer du sein. Que connaissez-vous à ce sujet? Vous avez une idée générale comme moi? Avant de faire quelques petites recherches, je savais que le cancer du sein est un cancer assez commun chez les femmes et qu’il pouvait causer la mort jusqu’à un point que je ne savais pas. Laissez-moi vous donner quelques informations supplémentaires sur le sujet. Le cancer en question se forme dans les cellules du sein. Le tissu mammaire ne comprend pas seulement le sein. Il y a également  la partie du corps comprise entre la clavicule, l’aisselle et la lame du sternum, qui est au milieu de la poitrine. Juste avec cette toute petite description, vous pouvez voir que le sein est plus complexe qu’on le pense. Pour vraiment vous ouvrir les yeux, je vais vous parler du cancer lui-même ainsi que de ses répercutions. Le cancer du sein est le cancer le plus populaire chez les femmes canadiennes. Après avoir lu des statistiques sur le sujet, je peux vous donner les chiffres de 2010; environ  445 canadiennes apprennent, chaque semaine, qu’elles sont atteintes du cancer du sein. Chez les hommes canadiens, on estime 180 diagnostics par semaine. Une femme sur neuf a le risque d’avoir le cancer du sein dans sa vie. Une femme sur 28 en meurt. Voilà des chiffres qui font réfléchir. Pour revenir à ma fin de semaine ainsi qu’à mon lien avec la sociologie, je vous le dis, il y a vraiment une liaison. Si ca ne serait du fait qu’il y a beaucoup d’événements pour amasser de l’argent pour la cause, la sensibilisation envers cette maladie serait beaucoup plus mince. Les spectacles bénéfices apportent toujours un grand nombre de personnes. Qui dit rassemblement dit interaction, qui dit interaction dit sociologie. Dans mon cours de sociologie, mon professeur nous fait jouer à un jeu qui s’appel l’autobus. Il fait avancer tous les élèves à l’avant et il pose diverses questions. Nous devons nous regrouper avec les personnes ayant la même réponse que nous. Au début de la session, je croyais que c’était un jeu pour nous donner une chance de se connaître. Aujourd’hui, je pense que c’est une façon de nous regrouper et de défendre notre point. Notre groupe, qui correspond à un autobus, est un rassemblement de personnes pour une même raison. C’est exactement à cela que j’ai pensé à la deuxième partie de mon samedi. Dans la vie de tous les jours, il y a les questions raciales, multiethniques et interculturelles. Lorsqu’on rentre dans l’autobus et qu’on décide de ne pas s’asseoir à coté d’une personne d’une certaine ethnicité ou encore de voir aux nouvelles une bataille de gang et de juger par rapport à la nationalité des personnes impliquées. Dans un événement comme celle de samedi, il ni a pas de différences culturels entre les personnes. La seule différence qu’on voit, c’est des personnes changées et nous même. Dans la première partie de ma journée, j’ai camouflé les cernes de plusieurs personnes. J’ai également maquillé des personnes en traitement ou survivantes du cancer du sein. Il y avait des hommes et des enfants qui participaient au défilé pour encourager une personne de leur entourage. J’ai eu la chance de voir le défilé et j’étais fière d’avoir pu mettre du soleil dans la vie de quelques personnes. Pour une seule soirée, il ni avait pas de barrières ethniques. Il ni avait pas de questions pour essayer de définir qui est quoi, et quoi ce défini pas quoi. C’était seulement un rassemblement de personnes pour une même cause. La seule étiquette qui avait était celle de survivante. Le publique se fichait de savoir si c’était une personne noire ou portugaise devant lui, c’était juste une personne de courage. C’est ce qui m’apporte à ma question : Pourquoi enlever nos barrières de la définition des divers termes de la diversité multiethnique lorsqu’un moment de sensibilisation survient?

1 commentaire:

  1. Wow! Je suis entièrement d'accord avec ton article. J'ai eu l'honneur de faire partie de cette journée et tout ce que tu dis est vrai. Depuis cette journée là, ma vision du cancer du sein a beaucoup changé. C'est quelque chose que j'avais déjà beaucoup à coeur, mais là c'est beaucoup plus intense. De voir ces femmes, ces survivantes, WOW!!! Et c'est vrai que lorsque ces maladies frappent, la couleur de peau, l'origine de cette personne n'a plus d'importance. Mais je dois avouer que le courage de ces femmes qui, jour après jour se batte pour vaincre cette maladie, m'impressionne grandement et me fais réfléchir. Ai-je le droit de me plaindre pour mes petits malheurs, alors que d'autres doivent se battre pour leur vie? Et je ne peux pas finir ce commentaire sans dire un gros merci à toute l'équipe de BARBIBELLE ( Propriétaire Véronique Doray ) qui, chaque année, permet à plusieurs femmes, vainqueurs du cancer du sein, de vivre une journée complètement magique! Ce que vous faites est tout simplement extraordinaire!!! CHAPEAU!!! :D

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